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Les amateurs de romans policiers le savent : un criminel doit résoudre l’épineux problème de la disparition du corps s’il veut réussir le crime parfait. Cédric Jubilar le savait et il a ourdi un plan machiavélique qui a parfaitement réussi.
Récapitulons :
* D’abord tuer sa femme proprement c’est-à-dire sans laisser de trace de sang : la strangulation convient tout à fait (la technique de la clé de bras a été avouée lors d’un parloir à la prison).
* Ensuite mettre la victime dans la voiture.
* L’emmener à 10 km vers un tumulus de déchets en cours de compostage.
* Là, y enfouir le corps.
* Cédric Jubilar le sait : comme nous sommes en décembre, le compost ne sera répandu dans les champs que dans plusieurs mois, laissant au corps le temps de se décomposer.
* Le printemps arrive, le compost est chargé dans une benne avec une vis broyeuse sans fin qui disperse le compost dans le champ et peut-être dans plusieurs autres selon les besoins.
Voilà le plan, tel qu’il fut imaginé, sans doute bien avant le crime, et qui a marché si bien qu’aujourd’hui encore on ne sait rien de la mort de Delphine, les deux fémurs retrouvés n’en portant pas la trace.
Avis aux candidats au crime parfait : si ce plan a bien fonctionné, c’est avant tout parce qu’il est simple, qu’il ne suppose aucune préparation suspecte, tel l’achat de chaux ou autres ingrédients. Il se cale parfaitement sur la période : décembre garanti plusieurs mois de « repos » au corps pour qu’il se décompose.