Embauche de sa femme, embauche de ses enfants, activité dans une société privée... François Fillon est dans la légalité.

Embauche de sa femme et de ses enfants à des salaires très élevés, revenus substantiels de sa société privée... égratignent la morale commune, la décence commune dirait Orwell.

Peu décent alors qu'on défend des idées qui visent à moraliser la vie publique.

Dire qu'on a des enfants avocats, dire que Madame Fillon a travaillé alors qu'elle même dise le contraire, dire qu'on un seul compte en banque alors qu'on en a plusieurs, c'est mentir.

Mentir n'est pas bien y compris par omission. C'est pêcher. Kant, le philosophe, indiquerait que c'est aller contre l'humanité, la diminuer.

Il suffirait d'apporter les preuves d'un travail effectif, d'y ajouter un mea culpa et le tour serait joué. Pourquoi pas ?

Parce que de nos jours, faute cachée puis révélée est complètement pardonnée. Il suffit de dire qu'au moment où on a menti on disait vrai en attendant l'autre vérité du jour d'après.

L'important c'est de n'être pas seul pour qu'un consensus s'établisse autour du mensonge : M. Macron détourne de l'argent public pour frais de bouche c'est légal juste excessif; il ment à Marseille puis en Bretagne. Mme Le pen a elle aussi ses emplois fictifs mais contestent. Cela s'appelle non pas du mensonge mais de la post-vérité.