Le temps qu'il fait dans les consciences et les Cafés de Philo rémois

 

vendredi 21 novembre 2008

LE MONDE COMME IL VA (10) : S'IL LE FAUT ???!!!

Je ne sais pas pour vous mais moi à propos de ce congrès du Parti Socialiste - ou de n’importe quel congrès de n’importe quel parti d’ailleurs -, je suis surpris lorsqu’on demande à tel ou tel homme politique – ou femme - si il ou elle sera candidat ou candidate à tel ou tel poste - aujourd’hui il s’agit du poste de Secrétaire Général, demain de la Présidence de la République, d’entendre répondre soit que la question n’est pas à l’ordre du jour et qu’il y a des questions plus importantes à débattre, soit que, l’homme ou la femme interrogée, n’est pas candidat mais que « s’il le faut, il ou elle prendra ses responsabilités » ou bien, version Royale, si il ou elle en a envie.

Il y a sans aucun doute beaucoup de raisons à différer la réponse, raisons contenues dans le vague « s’il le faut ». Faut-il entendre « s’il n’y a personne d’autre ? Ou que tout dépendra du souhait des autres notamment de la base ou du terrain qui aujourd’hui, on le sait, contiennent toutes les vertus et auxquels il faut bien sûr être à l’écoute.

Il est curieux que le domaine politique soit un des rares où l’on puisse différer la prise de responsabilité. Dans la vie de chacun, tout retard pris dans ce domaine peut être fatal : faire correctement son métier, faire les courses, aller chercher les enfants à l’école, penser à la nourriture, etc. ne souffrent pas l’attente. Dans ces secteurs d’activité, il est difficile de dire « s’il le faut, je prendrai mes responsabilités ». la nécessité fait loi. Et je suis non seulement candidat à ces fonctions mais en fonction. Tout de suite, d’emblée. Est-ce à dire que dans le domaine politique, il n’y a pas de nécessité, qu’il n’y a pas urgence eu égard à l’état du monde. Plus que jamais ne faut-il pas se déclarer candidat, prendre tout de suite partie sans attendre qu’on nous pousse comme le sous entend si bien le « s’il le faut ». Qu’est-ce qui fait donc qu’on ne puisse pas le faire ? Parce qu’il n’y a pas de projet politique, d’idées politique, de courage politique ? Il est vrai qu’il en faut face à la désolation qui s’empare du monde et des individus et qui affecte jusqu’à la faculté de penser, de juger et de prendre partie. Se déclarer candidat sans attendre, c’est avoir juger de l’urgence, de l’importance qu’il y a à agir.. Or l’homme politique d’aujourd’hui est atteint d’une atrophie de la faculté de juger alors que juger c’est rendre intelligible le monde et lui donner du sens. Il est l’homme de son temps, de la société moderne, l’homme du consensus, l’homme de la société de masse. L’homme de la société de masse se définit par son aptitude à la consommation d’objets, d’idées, d’œuvres accompagnée d’une incapacité à juger nous dit Hanna Arendt. « Une société de consommateurs, ajoute-t-elle, n’est aucunement capable de savoir prendre en souci le monde et les choses parce que l’attitude de consommation implique la ruine de tout ce à quoi elle touche ». Si la politique devient ou est « politique-spectacle » et un produit de consommation alors au souci du monde se substitue le souci de soi, l’homme n’entre en scène que « s’il le faut » donc au moindre risque. Didier MARTZ

vendredi 7 novembre 2008

LE MONDE COMME IL VA (9) : LA PROMESSE

La chronique de Didier Martz sur RCF Reims Ardenne le lundi à 19 h 12

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jeudi 6 novembre 2008

LE MONDE COMME IL VA (8) AUTO-MOBILE ou AUTO-NOMIE

La chronique de Didier Martz sur RCF Reims Ardenne le lundi à 19 h 12

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